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MONDE RUSSE

La Russie vue par la presse de la CEI et des pays baltes

20:39 | 02/ 04/ 2007

ESTONIE

L'approbation par Moscou de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoit des sanctions contre Téhéran est présentée par la presse estonienne comme un cuisant échec de la politique extérieure russe. Selon les journalistes locaux, en cherchant à augmenter son influence au Proche-Orient, la Russie s'est heurtée à un partenaire peu conciliant. "Cette circonstance (plusieurs années d'investissements en Iran) n'est pas à même de retenir Téhéran qui est tenté de dire un beau jour que le Grand Mal se trouve non pas à Washington mais bien à Moscou" ("Postimees", 21.03).

De l'avis des médiaux locaux, le déploiement d'éléments d'ABM en Pologne et en République tchèque n'est accompagné d'aucun débat sur la sécurité des pays baltes en cas d'opérations. Et pourtant, les observateurs sont d'avis que l'ABM américain réduit la menace émanant de Russie. "Selon les services de renseignement américains, la Russie a notablement consolidé ces dix dernières années ses forces armées, et maintenant son armée a égalé, sinon dépassé le niveau de l'époque soviétique (...). Même si l'édification du bouclier antimissile en Europe ne règle pas tous les problèmes, cela représente, néanmoins, l'unique chance de refréner l'agresseur" ("Parnu Postimees", 23.03).

Le thème de la restitution à l'Estonie des décorations de ses présidents qui seraient conservées, selon la presse, à Moscou, réapparaît dans les pages des journaux. "Les dirigeants de la Russie d'aujourd'hui ne nous restitueront pas ces décorations (...). (Le président) Toomas Hendrik Ilves a même dit qu'on ne demande pas aux voleurs ce qu'ils ont volé. Les choses volées sont d'habitude remplacées par de nouvelles. Confectionnons-en de nouvelles. Et que la chaîne présidentielle symbolise toujours au Kremlin les souffrances (...) d'un grand nombre d'Estoniens à l'époque de l'occupation soviétique" ("Postimees", 23.03).

LETTONIE

Les médias apprécient de manière positive la signature, cette semaine, du traité frontalier avec la Russie. "Compte tenu des gelées d'antan dans les rapports bilatéraux, la signature d'un accord frontalier ressemble aux premiers rayons de soleil au printemps. Cela va de soi, la signature d'un document d'un niveau aussi élevé n'est possible que si les deux parties se décident à faire des concessions réciproques. Cela signifie aussi que le Kremlin a décidé d'améliorer les rapports avec la Lettonie" ("Dienas biznes", 27.03).

La presse estime que le Kremlin, peu sûr de ses forces, pourrait recourir à des méthodes non démocratiques pour faire pression sur ses adversaires politiques. "La capacité géniale de M. Kasparov (champion du monde d'échecs, aujourd'hui président du Front civil unifié, d'obédience extra-libérale) de surmonter la supériorité de son adversaire dans une situation embrouillée et pratiquement sans issue pour remporter une victoire est bien connue dans le monde des échecs. Mais a-t-il prévu que, face à lui, il n'a pas un grand-maître mais bien M. Poutine ? Ce dernier voit les échecs de manière différente : s'il se sent menacé, sa réaction sera non pas la recherche d'une réponse géniale mais un simple coup d'échiquier sur la tête" ("Republika.lv, 23.03).

Les médias débattent de la décision de Moscou de regrouper les grandes compagnies de constructions navales au sein d'un seul consortium contrôlé par l'Etat. "Ce n'est pas pour rien que le gouvernement russe a lancé cette réforme (...). La dislocation de l'URSS a joué son rôle, suite à quoi de nombreux chantiers navals modernes se sont retrouvés du jour au lendemain à l'étranger, avant tout en Ukraine (...). Objectif stratégique du projet : accroître la construction de navires civils, en premier lieu pour transporter du gaz, du pétrole et des produits chimiques, de même que construire des plateformes de production de pétrole et de gaz. Les constructions navales ont été proposées comme l'une des grandes priorités économiques de la Russie en raison surtout du fait que son souci principal - la production énergétique - se déplace de plus en plus en mer et qu'elle aura donc besoin d'une grosse flotte pour transporter de l'énergie" ("Dienas biznes", 22.03).

LITUANIE

La presse commente les 50 ans du Traité de Rome, à l'origine de l'Europe unie. Selon les analystes, le succès de l'auto-affirmation lituanienne au sein de l'Union européenne s'explique à plus d'un titre par la fermeté de la position de Vilnius à l'égard de la Russie, surtout dans les questions de la sécurité énergétique. Emettant la supposition que l'Europe s'est consolidée face justement à la menace soviétique, les journalistes présentent la Lituanie comme un poste avancé aux frontières du monde démocratique. "Il y a dix ans, l'adhésion lituanienne à l'UE semblait possible mais encore très éloignée dans le temps. Or aujourd'hui, la voix de notre pays en Europe est entendue au moins en ce qui concerne les questions les plus importantes pour la Lituanie : sécurité énergétique, centrale nucléaire (site d'Ignalina, construit à l'époque de l'URSS et dont la fermeture totale est exigée par Bruxelles, ndlr), politique orientale de l'UE" ("Verslo zinios", 23.03).

UKRAINE

L'annulation de la visite du président Viktor Iouchtchenko à Moscou prévue pour les 21-22 mars fait couler beaucoup d'encre dans la presse. Certains estiment que, ces derniers temps, le chef de l'Etat n'a manifestement pas été enclin à un compromis raisonnable dans le dialogue avec Moscou, et s'est même permis des déclarations ouvertement provocatrices. "Il semblait que ce n'était ni en ami ni en ennemi que (le président) se préparait à se rendre à Moscou, mais "mi-figue mi-raisin". Rien d'étonnant dans la réaction que cela a provoqué... Viktor Andreïevitch (Viktor Iouchtchenko) est mal tombé avec son initiative de créer un musée de l'occupation soviétique... Avec des idées aussi géniales, la seule chose qui reste sans doute à faire est d'aller à Moscou!" (From-ua, 22.03).

Les analystes n'excluent pas du tout que l'Ukraine puisse être entraînée dans des jeux géopolitiques des grandes puissances. Ils voient l'unique issue dans l'intégration euratlantique du pays. "Est-il donc dans les intérêts nationaux de l'Ukraine de soutenir la déclaration de Vladimir Poutine à Munich qui nous a bien rappelé l'époque de la guerre froide"?.. Et la revendication par certains hauts fonctionnaires russes de la Crimée, de Sébastopol?.. Est-ce que les intérêts énergétiques de l'Ukraine sont identiques à ceux de la Russie?.. On ne doit pas, non plus, oublier la coopération stratégique de l'Ukraine avec la Pologne et les Etats-Unis" (Den, 23.03).

MOLDAVIE

La visite à Chisinau d'une délégation de l'Assemblée Fédérale de la Fédération de Russie a constitué le thème central de cette semaine. La presse attire l'attention du lecteur sur toute une série de propos tenus par des représentants russes préoccupés face au vecteur pro-occidental de la politique extérieure de la Moldavie. "Le député à la Douma (Chambre basse du parlement russe) Nikolaï Pavlov s'est dit pour le moins étonné par le fait que l'une des commissions permanentes du parlement moldave soit nommée "pour la politique internationale et l'intégration européenne" au lieu de s'appeler "pour les relations avec la Fédération de Russie ou, du moins, avec la Communauté des Etats indépendants (CEI)". Et d'expliquer son mécontentement: "Cette longue usine qui nous a été montrée hier à Chisinau avait été construite par le camarade Staline en 1944, voilà pourquoi nous sommes préoccupés par l'orientation de la Moldavie. Si vous suivez l'exemple du camarade Saakachvili, c'est une chose. Mais si vous tenez à forger une vraie amitié, nous serons prêts à faire nous aussi des gestes concrets en ce sens" (Fluks, 22.03).

ARMENIE


D'après les experts, la tâche première des autorités est de faire en sorte que le gazoduc Iran-Arménie, mis en service le 19 mars dernier, devienne une conduite de transit. "Avec l'ouverture du gazoduc Iran-Arménie, notre pays reçoit une voie alternative d'approvisionnement en gaz. Quoi qu'il en soit, il importe beaucoup plus que ce tube devienne une conduite de transit... La situation évolue de telle manière que, tôt ou tard, notre région s'éloignera de la Russie. La politique de la Géorgie et de l'Azerbaïdjan, ainsi qu'une politique dure de la Russie elle-même, mènent à cela. Aussi devons-nous, à notre tour, penser à nos propres intérêts" (Aikakan Zhamanak, 21.03).

Les analystes politiques insistent sur la nécessité d'éviter la cession à Moscou du tronçon arménien de ce gazoduc. "Il serait inadmissible de céder le tronçon arménien du tube à la Russie... Le plus gros de nos capacités énergétiques est d'ores et déjà entre ses mains. L'expérience montre que dès que la Russie achète tel ou tel ouvrage, celui-ci cesse de fonctionner" (Aikakan Zhamanak, 21.03).

GEORGIE

La déclaration du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, selon laquelle les conflits en Abkhazie, en Ossétie du Sud et en Transnistrie ne sont pas directement liés au règlement du problème du Kosovo a été perçue comme un signe de changement dans la politique de la Russie vis-à-vis des républiques autoproclamées caucasiennes.

"Lavrov a exprimé une opinion qui diffère de ce qu'avait dit à ce sujet le président russe... Le président Poutine avait à plusieurs reprises constaté une "position incorrecte" et ne laissait échapper aucune occasion d'évoquer l'extension de ce précédent dans l'espace post-soviétique" ("24 saati", 22.03).

"Quelque chose change dans la politique de la Russie... Un marché pourrait être conclu entre la Russie et l'Occident, lequel cherchera à éviter une réaction trop dure de Moscou au sujet du Kosovo, et l'OTAN freinera de son côté l'adhésion de nos régions à cette organisation" ("Resonansi", 23.03).

En l'absence d'informations officielles sur une visite imprévue du président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, en Arménie, des experts émettent des hypothèses concernant l'objectif d'une rencontre des deux présidents caucasiens.

"L'Arménie est en fait isolée. Si les choses continuent comme cela, Moscou et Téhéran arracheront Erevan à l'Occident... Dans ce domaine, même la Géorgie a un très grand intérêt à défendre. Il ne serait pas bon pour Tbilissi que l'Arménie ait à faire face au danger de perdre son indépendance.

KAZAKHSTAN

La concurrence qui se profile entre la Russie et le Kazakhstan dans le secteur énergétique va à l'encontre de la nécessité d'une intégration politique entre les deux pays.

"La Russie considère notre république non seulement comme un partenaire de la CEI (Communauté des Etats indépendants), de la CEEA (Communauté économique eurasiatique) ou de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), mais aussi comme un concurrent un peu trop ambitieux. A l'heure actuelle, les deux Etats se trouvent dans une situation tendue, alors que le partenariat politique doit être marié à la concurrence économique... Tout ceci ne détruira pas, bien entendu, l'alliance qui existe entre Moscou et Astana sur plusieurs questions politiques, mais les deux Etats seront obligés de jouer selon de nouvelles règles, en se reconnaissant l'un à l'autre le droit à faire valoir ses propres intérêts économiques, même si cela ne plaît pas à l'un ou à l'autre." (Liter.kz, 21.03).

Des analystes se montrent sceptiques quant au projet de nouvelle structure d'intégration dans l'espace post-soviétique proposé par le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev.

"A l'issue des négociations [à Moscou], les deux présidents, diplomatiques, assuraient tout le monde qu'ils étaient satisfaits des résultats du dialogue, mais leurs visages étaient loin d'exprimer un ravissement... L'Espace économique unique, à la création duquel ont tant travaillé les deux chefs d'Etat, tarde à se former. Peut-être est-ce son nom qui ne va pas? Lors de cette rencontre, les présidents parlaient déjà d'Union économique eurasiatique, cette initiative d'intégration a été évoquée pour la première fois par Noursoultan Nazarbaïev dans son message annuel au peuple kazakh. On aimerait croire que ce nouveau nom sera associé à plus de succès que l'ancien" ("Karavan", 23.03).

KIRGHIZSTAN

Les journalistes sont préoccupés par la montée de la xénophobie en Russie qui présente un danger pour les travailleurs immigrés. Les médias publient le récit d'un migrant potentiel: "J'ai été invité pour un entretien d'embauche à la rédaction d'un journal... Ils ne se sont pas intéressés à ma citoyenneté ni à mon enregistrement auprès des autorités... Le metteur en pages en chef a apprécié la qualité de mon travail... Mais quand je suis allé voir le patron, il a tout fait pour m'éconduire poliment en voyant mon physique non slave" (Bishkek Times, 23.03).

OUZBEKISTAN

Les experts notent que les relations entre la Russie et les "républiques gazières" de l'Asie Centrale ont tendance à se dégrader. D'après eux, l'Ouzbékistan pourrait renouer avec les États-Unis et provoquer un certain refroidissement dans ses rapports avec Moscou. Le Kazakhstan redoublerait d'efforts pour trouver des voies alternatives d'exportation de gaz vers l'Europe et la Chine en contournant la Russie. Astana ne réalisera ces projets que si Moscou n'est pas prêt à faire des concessions. "L'Ouzbékistan doit toujours se montrer motivé pour coopérer avec d'autres pays. La Russie et Vladimir Poutine ont aujourd'hui une autorité absolue sur l'Ouzbékistan. Mais Tachkent pourrait rompre avec la Russie si cette dernière n'est plus à la hauteur... Selon les statistiques, plus de 50% des investisseurs russes présents sur le marché ouzbek sont des "filous". Certains spéculateurs qui cherchent à acheter des actifs ouzbeks isolés à bon marché pour les revendre à des parties tierces font déjà l'objet de poursuites judiciaires" (Ferghana.Ru, 22.03). "L'an dernier, le président Nazarbaïev a obligé la Russie à payer davantage pour le gaz kazakh. M.Nazarbaïev a laissé entendre qu'Astana pourrait trouver d'autres voies de transport de gaz... Le Kazakhstan cherche de plus en plus activement à jouer au sein de la CEI le rôle de "pôle" alternatif, qui ne serait pas hostile à l'égard de la Russie, mais qui ne serait pas non plus son "satellite"... Vous vouliez un monde "multipolaire"? Eh bien vous allez avoir une CEI "multipolaire" (Ferghana.ru, 21.03).

TADJIKISTAN

Les tentatives de l'OTAN pour entraîner le Tadjikistan dans les activités de l'Alliance présentent un danger pour la neutralité tadjike et pour les rapports de Douchanbe avec Moscou. La presse considère la récente visite du président azerbaïdjanais Ilham Aliev à Douchanbe comme une action inspirée par l'OTAN et hostile à la politique de la Russie dans la région. "La visite d'Ilham Aliev paraît étrange dans le contexte de l'évolution lente des relations diplomatiques entre l'Azerbaïdjan et le Tadjikistan. Il s'agit de la première visite officielle dans l'histoire des rapports entre les deux pays. Une question se pose: pourquoi organiser cette visite? On peut supposer que la seule raison qui a poussé les autorités azerbaïdjanaises à améliorer d'urgence les rapports avec le Tadjikistan est le fait que l'OTAN entraîne l'Azerbaïdjan dans la campagne afghane... En tout cas, la visite d'Ilham Aliev et la signature d'un grand nombre de documents changent les rapports politiques et économiques dans la région de la mer Caspienne et en Asie Centrale" (Fakty i kommentarii, 22.03). http://fr.rian.ru/analysis/20070402/62972608.html

Presse russe: revue du 03 avril

Revue de la presse russe du 3 avril

MOSCOU, RIA Novosti

Nezavissimaïa gazeta

Quand la France dope l'inflation en Russie

L'élection présidentielle d'avril-mai en France pourrait coûter très cher à l'économie russe. Le leader des sondages, Nicolas Sarkozy, présenté par l'Union pour un mouvement populaire (UMP), s'est violemment opposé dimanche à un "euro fort", qui fait obstacle à la croissance économique dans la zone européenne.

Des déclarations similaires ont déjà été faites par d'autres participants à la course présidentielle. Ce qui signifie donc que dans tous les cas de figure la France cherchera à obtenir de la Banque centrale européenne (BCE) une baisse du cours de l'euro, baisse qui ne manquerait pas de créer de nouvelles difficultés pour la Russie. Un euro bon marché accentuerait en Russie la pression concurrentielle des marchandises européennes, augmenterait les frais des entreprises russes et fouetterait aussi l'inflation.

L'avenir économique prospère de la Russie repose sur un "euro cher", qui créerait pour les producteurs russes une réserve en matière de compétitivité de prix. Dans les scénarios élaborés par le ministère russe du Développement économique et du Commerce sur le moyen terme il est prévu que le cours de l'euro par rapport au dollar se muscle progressivement, passant de 1,32 aujourd'hui à 1,34, 1,35 et 1,36 en 2008, en 2009 et en 2010 respectivement. Ces chiffres ont été utilisés par le gouvernement pour calculer la croissance relativement modérée des importations et éviter tout risque de dévaluation du rouble avant 2010. Cependant, si le nouveau président français oblige la BCE à affaiblir l'euro par rapport à la monnaie américaine, par exemple en le fixant au taux de 1,1, 1,2, cela accroîtrait les importations en Russie et entraînerait une chute de la production.

"Un euro faible n'apporterait rien de bon à la Russie étant donné qu'un durcissement de la concurrence serait préjudiciable à des secteurs économiques en expansion comme les industries légère et alimentaire ainsi que les chaînes commerciales", a déclaré à la Nezavissimaïa gazeta le chef du service analytique de Brokerkreditservis, Maxime Cheïn. Selon celui-ci, "une chute brutale de l'euro pourrait aussi frapper les exportateurs russes qui verraient croître leurs frais et baisser la rentabilité".

Une baisse du cours de l'euro sur les marchés mondiaux entraînerait en Russie une escalade du cours du dollar qui risquerait d'accélérer l'inflation. "La Banque centrale de Russie utilise actuellement le cours du dollar comme instrument jugulant l'inflation, cependant une chute de l'euro réduirait à néant les efforts anti-inflationnistes entrepris par la BC", estime Olga Belenkaïa, analyste de la société FINAM. "En attendant, la France était déjà opposée à la politique de la BCE, mais les fonctionnaires européens n'en tenaient pas compte", relève l'analyste.

Alexandre Morozov, chef du service économique de la HSBS Bank pour la Russie et l'Ukraine, lui non plus ne pense pas qu'un affaiblissement de l'euro par rapport au dollar présente un danger. "Une modification de la politique des cours de change doit faire l'objet de consultations au sein du G8", et pour le moment cela n'est annoncé par aucun signe", a déclaré Morozov interrogé lundi par la Nezavissimaïa gazeta.

Vedomosti

Aéronautique: la stratégie du choix national

En 2004-2006, la majorité des experts et industriels étaient enclins à croire que l'aéronautique civile russe allait très probablement s'intégrer dans l'aéronautique européenne. La vente aux Européens de 10% du constructeur russe Irkut, l'achat par la Vneshtorgbank de 5% des actions d'EADS et le gel - purement politique - de l'acquisition de Boeing-787 américains par Aeroflot, pourtant promue par le management de la compagnie qui, sous les pressions de l'Etat, a fini par opter pour les A-350 européens, ont été autant de démarches pratiques réalisées dans ce sens. A long terme, la Russie espérait prendre part à la gestion d'EADS en augmentant à 15-20% sa participation dans le capital du géant européen.

Ces derniers temps, cependant, la Russie a reçu de l'Europe une série de signaux dépourvus de toute ambiguïté lui annonçant qu'elle ne serait admise sous aucune condition à la gestion d'EADS.

Il semble que les projets de participation russes aient dès le début été prématurés, voire irréalistes: EADS ne fabrique pas que des avions civils, c'est aussi un important acteur du marché militaire, où la Russie a très peu de chances de s'infiltrer à brève échéance.

Les distances prises par les nouveaux leaders politiques et industriels européens vis-à-vis de la Russie ne nous laissent pas d'autre choix que celui de reconstruire notre propre secteur aéronautique pour en faire un acteur autonome, même secondaire, sur le marché mondial.

La politique du choix national pourrait, en substance, se résumer à trois simples points. Premièrement, il s'agit d'allier les mesures douanières avec les mécanismes de crédit-bail pour subvenir partiellement aux besoins des compagnies aériennes russes en leur fournissant des IL-96 et des TU-204 modernisés ainsi que de nouveaux jets régionaux SSJ-100 et An-148. Deuxièmement, le programme MS-21 sera lancé à titre unilatéral si les Européens refusent de confier à la Russie l'assemblage d'une des versions de l'A-320 de génération suivante. Troisièmement, on intensifiera les négociations avec la Chine sur la conception d'un appareil court-courrier à grande capacité de passagers pour remplacer les IL-86.

La réalisation réussie d'au moins un des programmes pilotés par la Russie en matière de conception d'avions de nouvelle génération renforcera les positions russes en prévision des négociations concernant la création de nouvelles alliances internationales, que ce soit avec les Européens ou les Chinois. L'important aujourd'hui est de prouver, à nous-mêmes et aux autres, que la Russie est à même, par définition, de retrouver la place qui fut la sienne parmi les acteurs internationaux, ne serait-ce de petite taille comme Embraer ou Bombardier. Elle sera alors davantage perçue comme un partenaire égal.

Auteur: Konstantin Makienko, vice-directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies

Novye Izvestia

Quatre scénarios pour Viktor Iouchtchenko

La crise politique en Ukraine a atteint son apogée. Le président Viktor Iouchtchenko a convoqué d'urgence lundi, à une table ronde, les leaders de toutes les forces politiques. Les bookmakers de Kiev ont déjà commencé à prendre les paris sur la décision de dissolution de la Rada suprême (parlement). Les jeunes misent, en règle générale, sur la décision présidentielle de dissoudre le parlement et de destituer le premier ministre Viktor Ianoukovitch, alors que, de l'avis des représentants de la génération âgée, Viktor Iouchtchenko préférera, avant tout, des ententes politiques aux actions musclées.

Le président ukrainien a déclaré samedi dernier qu'il prendrait une décision "en fonction des circonstances". Selon Viktor Iouchtchenko, la coalition parlementaire se forme en violation des dispositions de la Constitution et on est en présence d'une usurpation du pouvoir dans le pays. Le fait est que quelques députés membres des groupes d'opposition de la Rada sont passés, ces dernières semaines, à la coalition au pouvoir du premier ministre Viktor Ianoukovitch. Viktor Iouchtchenko y voit une violation de la Loi fondamentale, car la coalition doit être formée par des groupes de députés, et non pas par des députés isolés membres des groupes d'opposition qui ont été banalement soudoyés.

Au moins quatre scénarios d'évolution de la situation sont possibles. L'abandon par Viktor Iouchtchenko de sa décision de dissoudre la Rada est le moyen le plus rapide de sortir de la crise. En faisant cela, le président perdrait un peu de sa cote de popularité, mais, par contre, il recevrait la garantie de la majorité que la coalition ne s'étendra pas en s'attirant des transfuges des groupes d'opposition et que, par conséquent, elle ne recueillera pas les 300 voix nécessaires pour pouvoir passer outre n'importe quel veto du président. Ce scénario n'est pas mauvais pour Viktor Iouchtchenko, car il lui permettrait de conserver ce qui reste de son influence présidentielle d'antan.

Deuxième scénario: le président signe un décret de dissolution, mais la coalition ne le reconnaît pas. Cela peut entraîner une variante violente de règlement de la situation. Les résultats de la confrontation peuvent être désastreux et aller jusqu'à la division du pays.

Troisième scénario: si Viktor Iouchtchenko dissout la Rada et la coalition accepte les élections anticipées, cela ne fait qu'éloigner le règlement du conflit. D'ailleurs, aussi bien le premier ministre Viktor Ianoukovitch que le président du parlement Alexandre Moroz ont maintes fois répété qu'ils n'accepteraient pas d'élections législatives anticipées.

Quatrième variante: le président effraie la coalition par sa volonté de signer à tout instant un décret de dissolution, mais il ne le fait pas. "Le chantage peut devenir, en fin de compte, une solution", a déclaré au quotidien Novye Izvestia Andreï Ermolaïev, directeur du Centre d'études sociologiques "Sophia" de Kiev.

Ces articles sont tirés de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti. http://fr.rian.ru/analysis/20070403/63004555.html



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